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Comment choisir une machine à café professionnelle

Le café est souvent la dernière chose que votre client goûte, et celle dont il se souvient. C'est aussi l'un des postes à plus forte marge. Pourtant le choix se fait presque toujours sur la machine seule, alors que trois éléments décident du résultat : la machine, le moulin, et l'eau.

1. Le nombre de groupes suit le pic, pas la moyenne

Un groupe suffit jusqu'à environ 50 cafés par jour. Deux groupes couvrent la grande majorité des établissements. Trois groupes se justifient au-delà de 300 cafés quotidiens ou sur un service très concentré.

Le calcul décisif est le pic : trente cafés à servir en vingt minutes après un déjeuner demandent plus qu'un flux régulier sur la journée.

Un groupe de trop coûte cher à l'achat et en énergie, puisque la chaudière chauffe en permanence. Un groupe de moins vous fait perdre des ventes au moment précis où elles sont les plus rentables.

2. Le moulin compte autant que la machine

C'est l'erreur la plus fréquente : investir dans une belle machine et l'associer à un moulin d'entrée de gamme. La mouture détermine l'extraction plus que la machine elle-même.

Un moulin à meules — plates ou coniques — donne une mouture régulière. Un moulin à lames hache le grain de façon inégale : une partie sur-extrait, l'autre sous-extrait, et le café est amer et déséquilibré quoi que fasse le barista.

Le moulin doit aussi être réglable finement et tenir son réglage. Un moulin qui dérive vous oblige à recaler plusieurs fois par jour.

3. L'eau : le paramètre invisible

Un espresso, c'est plus de 90 % d'eau. Sa composition change directement le goût en tasse, et sa dureté détermine la durée de vie de la machine.

Une eau trop dure entartre la chaudière et les circuits en quelques mois. Une eau trop douce donne un café plat et attaque certains composants. L'objectif est une plage intermédiaire, obtenue par filtration ou adoucissement.

Faites tester votre eau avant l'installation. C'est le même réflexe que pour un lave-vaisselle, et c'est ce qui sépare une machine qui dure huit ans d'une machine en panne au bout de deux.

4. Semi-automatique ou automatique

La semi-automatique laisse le barista contrôler l'extraction. Elle donne le meilleur résultat entre des mains formées, et un résultat irrégulier sans formation.

L'automatique dose seule et donne un résultat constant quel que soit l'opérateur. Dans un établissement où le personnel tourne, cette régularité vaut souvent mieux qu'un plafond de qualité plus élevé.

Prévoyez la formation dans le budget si vous partez sur du semi-automatique. Une bonne machine mal réglée fait un café moins bon qu'une machine simple bien utilisée.

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Questions fréquentes

Un groupe jusqu'à environ 50 cafés par jour, deux groupes pour la majorité des établissements, trois au-delà de 300 cafés quotidiens. Dimensionnez sur le pic de service, pas sur la moyenne journalière.